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NOUS NOUS SOMMES TANT AIMÉS, VALENTINA… – Exposition monographique de Guido Crepax

Locandina

L’Institut italien de culture de Bruxelles est heureux de présenter le spin-off de l’exposition « Nous nous sommes tant aimés, Valentina… » consacrée à Guido Crepax, exposée à la Galerie Martel jusqu’au 11 avril 2026.

Huit œuvres de l’exposition seront exposées dans le foyer de l’Institut italien de culture exclusivement de 18h30 à 19h30 le 18 mars 2026.
L’entrée à l’événement est réservée exclusivement aux personnes inscrites au spectacle  LA FORTUNA CON LA EFFE MAIUSCOLA, de E. De Filippo et A. Curcio – Compagnie théâtrale « Il berretto ».

L’exposition vise à mettre en lumière le travail de Guido Crepax, artiste milanais et créateur de la célèbre Valentina, figure emblématique de la bande dessinée érotique italienne et européenne. Reconnu pour son style sensuel et audacieux, Crepax a su allier narration et expérimentation graphique en accordant une attention particulière au monde de la mode et du cinéma des années 60 et 70.

Il y a un demi-siècle, la France faisait la connaissance de Valentina Rosselli dans les pages de Charlie mensuel, la revue dirigée avec un goût très sûr par Wolinski, qui s’efforçait de rassembler le meilleur de la bande dessinée internationale. La maquette de Charlie copiait celle du mensuel italien Linus et c’est justement dans Linus que la longiligne Valentina est née, au mitan des années soixante, sous le crayon du milanais Guido Crepax.

À mesure que s’accumulaient les épisodes, on découvrait en outre que ce personnage, l’une des premières véritables femmes de premier plan dans la bande dessinée européenne, n’était pas que l’incarnation du fantasme érotique d’un dessinateur homme, mais une personne accomplie, dotée d’une biographie (l’une des planches exposées montre d’ailleurs comment un dessin prétendûment exécuté par elle en 1949, à l’âge de sept ans – en réalité de Caterina Crepax, fille de l’auteur – pouvait être remémoré vingt ans plus tard), exerçant le métier de photographe, professant des opinions trotzkistes, engagée dans une relation de couple de longue durée avec un critique d’art du nom de Philip Rembrandt, et qui deviendra mère d’un garçon, Mattia, en 1970…

Homme cultivé et d’un grand raffinement, Guido Crepax a mis en dessin de nombreux textes littéraires : des classiques de l’érotisme comme Histoire d’O, Justine, Emmanuelle ou l’Histoire de l’œil de Bataille, qui fouettaient son imagination et dont il n’édulcorait en rien la crudité, mais également de la littérature fantastique (Dracula, Frankenstein, Docteur Jeckyll et Mister Hyde), se confrontant en outre à Homère, Kafka, Schnizler ou D’Annunzio, dans le même temps qu’il rendait hommage à des cinéastes tels qu’Ingmar Bergman ou Sergueï Eisenstein, à des artistes comme Alexander Calder, Vassily Kandinsky, Yves Klein, Henry Moore ou Andy Warhol, à des designers et à des musiciens.

Ce dialogue constant qu’il entretenait avec les autres arts n’empêchait pas Crepax de chérir la bande dessinée, dans laquelle il voyait un formidable territoire de liberté et dont il affectionnait particulièrement le rapport sans cesse réinventé à l’espace de la page. Virtuose de la composition, il inventa le procédé de l’hyperfragmentation, multipliant les petites cases, les inserts disposés en séries ou en colonnes. L’exposition montre bien toute la créativité qu’il déploya dans ce domaine : carroyage serré aux filets épais, grandes cases carrées rejetant le haut et le bas de la page vers les marges, puzzles plus irréguliers (Valentina Pirate), images aux contours irréguliers et flottants (Un poco loco), larges bandeaux accueillant des personnages à l’horizontale…

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L’accesso all’evento sarà consentito non prima di mezz’ora dall’inizio dello stesso, solo se muniti di biglietto. Per ragioni di sicurezza i controlli includono la verifica delle borse e l’uso di metal detector.
Informiamo il pubblico che l’evento sarà oggetto di riprese foto e/o video.

Parcheggi biciclette nei dintorni dell’Istituto

  • Organisé par: Galerie Martel Bruxelles; Archivio Crepax
  • En collaboration avec: Istituto Italiano di Cultura di Bruxelles